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S’habiller pour soi : style perso, féminisme et self-défense symbolique

Elle, c’est Carmen. Ma grand-mère.
Elle posait en short taille haute comme une queen ✊
À une époque où les femmes n’avaient ni le droit de vote,
ni le droit d’ouvrir un compte en banque,
ni même celui de bosser sans l’autorisation de leur mari.

(Un jour, je vous parlerai de mon arrière-grand-mère, Jeanne.
Carmen à côté, c’était presque une femme soumise… haha.)

C’est mon héritage, de femme en femme.

S’habiller comme soi-même, c’est le début de l’insoumission.

Carmen était libre dans son corps, quand on exigeait qu’elle soit docile.
Forte, belle, excessive, flamboyante.
Pas juste stylée.
Vivante, entière, indomptable — malgré tout.


Le style comme déclaration politique silencieuse, et pourquoi une tenue peut devenir ta meilleure défense contre les relous.

Tu crois que t’as mis cette robe juste parce qu’elle est jolie ?
Que ces lunettes cat-eye te donnent un look un peu rétro ?
Que ta veste à épaulettes est “juste un kiff” ?
Peut-être. Mais y’a plus que ça.

Quand tu choisis de t’habiller comme toi, vraiment toi
Pas comme on t’a dit de faire.
Pas comme ta belle-mère approuve.
Pas comme la team leggings gris du parc.
Tu deviens quelqu’un de dangereux.
Pas pour les autres. Pour le système.

Ton style, c’est ta voix visuelle.
Un cri silencieux qui dit :

“Je sais qui je suis. Et je n’attends pas ton approbation.”

Et devine quoi ?
Ça les gêne.
Parce que t’as pas demandé à être validée.
T’as pas baissé les yeux.
T’as pas tenté de te faire toute petite.

Ce genre de look assumé, ça fait quoi ?
Ça crée une distance magique avec les relous.
Une barrière invisible. Une aura.
Tu rayonnes “inapprochable sauf si t’as du respect”.
Tu deviens ton propre totem.
Et ceux qui te méprisaient hier hésitent.
Les relous bafouillent.
Les passifs-agressifs se ratatinent.
Les pick-me réajustent leur mi-queue de cheval, un peu nerveuses.

Parce que t’es pas juste bien habillée.
T’es en armure.
Et cette armure-là, elle libère.

Donc vas-y.
Mets cette robe que tu kiffes.
Ce rouge à lèvres trop rouge pour le parc.
Ces boots qui claquent sur le bitume comme un poème de rébellion.

Et comme je crois à la force de cette insoumission silencieuse,
je l’ai mise dans mes bijoux.
Moi, je crée des bijoux pour prolonger ce cri.
Des fragments de rébellion à porter sur soi.
Des preuves qu’on a arrêté de s’excuser.
Des talismans pour qu’on n’oublie plus qui on est.

Et quand j’arrive au parc,
en combi rose fuchsia et boucles d’oreilles en cri tropical,
je me tiens droite.
Une meuf me lance un regard qui dit ‘moi aussi’.
On se reconnaît.
On se serre les coudes.
Et le monde recule un peu.

Tu ne t’habilles pas pour plaire.
Tu t’habilles pour tenir debout.


Et une fois qu’on a ressenti ça…
Ce frisson d’alignement. Cette vérité sous la peau.
On peut plus fuir. On ne sème pas son ombre.
On peut plus rentrer dans la boîte.
On peut plus s’abandonner, se trahir pour être aimée.
On peut plus se cacher, se mentir à soi-même.
Et franchement ? Tant mieux.

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