Je note tout : ou comment recycler les remarques passives-agressives en prose tranchante

Texte en rose fluo sur fond noir. Une main en bois fait un doigt d’honneur. Poème en prose traitant des remarques passives-agressives transformées en contenu créatif. Ton ironique, féministe, littéraire. Phrase centrale : “T’es pas mon bourreau. T’es mon contenu.”

T’as des questions sur ma garde‑robe ?
Mes choix éducatifs ?
Mes bijoux, mon blog, mes colères, ma gueule ?

▷ Pose-les à ton psy.

Parce que moi, j’avais rien demandé.
Rien sollicité. Aucune pancarte “déverse ta bile ici”.
Mais bizarrement, vos remarques, elles trouvent toujours le chemin jusqu’à mes oreilles.

Petites phrases déguisées en compliments.
Interrogations anodines avec un sourire en coin.
Jugements planqués dans des “tu devrais” ou des “moi à ta place”…

Vous les connaissez, hein ?
Ces réflexions qui piquent, sans qu’on sache si c’est fait exprès.
(Spoiler : souvent, c’est fait exprès.)

Et moi, plutôt que de vous mordre,
je note.
Tout.
Pas pour me venger.
Pour transformer.

Parce que c’est pas de la vengeance.
C’est de l’alchimie.

  • De la merde → du verbe.
  • De la comparaison → du carburant.
  • De la mesquinerie → un putain de merci.

T’as balancé ta petite phrase pour te sentir au-dessus.
Tu t’es servie de moi pour te rassurer sur ta vie, tes choix, ton standing.
Tu voulais gagner quoi, exactement ? Une étoile sur Google Maps ?

Spoiler : t’as échoué.
Mais t’as déclenché quelque chose.
Tu m’as inspirée.

Alors j’ai filtré.
J’ai digéré.
J’ai pressé.
Et j’ai écrit.

Pas pour plaire.
Pas pour convaincre.
Pas pour répondre.

Pour témoigner.

🖋️ Merci, mes muses.
(Même si vous êtes involontaires.)

Ici, je partage.
Je n’explique pas.
Je vis.
En version punk, féministe, libre.

Et si ça pique ?
C’est que ça touche juste.

Parce que vos commentaires ne sont pas des conseils.
Ce sont des miroirs. Et je vous les tends.

Alors la prochaine fois que tu me sers un
“Ah bon, tu l’habilles chez Zara ?”
ou un
“Mais pourquoi t’as besoin d’écrire tout ça en public ?”

Souviens-toi que
tu veux me réduire,
mais tu m’alimentes.
Tu veux me faire taire,
mais tu m’allumes.

Et pendant que toi tu balances ta mesquinerie,
moi, je construis.
Une voix. Une œuvre. Une vision.

Je suis pas ton punching-ball.
Je suis pas là pour porter ton malaise.

Mais si t’insistes…
Je prends ta flèche.
Et j’en fais un stylo.

— Rita

« Can I have a taste of your ice cream?
No.
Can I lick the crumbs from your table?
No.Mind. Your. Own. Business. »


> ✊ Delta 5 — 1979,
toujours plus actuel que ton conseil non sollicité.

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